La durée des droits d’édition dans la traduction littéraire en question
Accueil » La durée des droits d’édition dans la traduction littéraire en questionDernièrement, l’affaire Gallimard-François Bon a révélé les incohérences existantes à travers le monde sur les durées d’exploitation des œuvres littéraires.
En matière d’œuvre littéraire, les droits d’édition protègent les ouvrages des contrefaçons, des plagiats… durant plusieurs décennies après la mort de leurs auteurs. Seuls les ayants-droit sont habilités à diffuser les œuvres. Passé cette période, les œuvres tombent dans le domaine public. Mais voilà à travers le monde la durée de ces droits d’exploitation n’est pas la même.
Traduction et contrefaçon
Fin février dernier, l’éditeur Gallimard, propriétaire des droits d’édition, a fait cesser la diffusion d’une traduction du Vieil homme et la mer d’Hemingway, proposée en version numérique par l’écrivain François Bon. En France, l’œuvre n’est censée tomber dans le domaine public qu’en 2032, soit 70 ans après la mort d’Hemingway. Accusé de contrefaçon par Gallimard, l’éditeur et écrivain François Bon, qui jugeait « la traduction de Jean Dutourd lourdingue et approximative », a dû retirer la commercialisation de son travail.
Par contre, au Canada, Le Vieil homme et la mer fait partie du domaine public depuis le début de l’année 2012 (50 années). L’œuvre de François bon est donc proposée légalement aux internautes canadiens !
Traduction littéraire : une manne pour les maisons d’édition
Pour les maisons d’édition, la traduction de livre ou d’œuvres artistiques est un enjeu très important. En Europe, elle représente un chiffre d’affaires de 22 milliards d’euros. Rien qu’en France 9 000 ouvrages ont été traduits en 2009.
Parmi les dernières versions multilingues parues, figure celle de l’écrivain français Philippe Claudel, dont les œuvres sont traduites dans une quarantaine de langues. Son livre La petite fille de Monsieur Linh vient de sortir fin février en langue tchèque.
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