Les fautes d’orthographe, casse-tête de l’entreprise
Home » Les fautes d’orthographe, casse-tête de l’entreprise - correction - relectureLa baisse du niveau en orthographe dépasse désormais largement le cadre de l'école. L'université, les grandes écoles mais aussi les entreprises sont concernées.
Le constat du cabinet de recrutement Michael Page est sans appel : le niveau des candidats, pourtant diplômés de bac + 2 à bac + 5, baisse, et Grégoire Conquet, Directeur Grand Est du cabinet, d’ajouter : « J'ai reçu l'autre jour une lettre de candidature d'une jeune femme diplômée d'une école de commerce, avec une expérience de trois ans en cabinet d'audit, qui contenait une faute par ligne ! » « Les lettres de motivations et les courriers électroniques truffés de fautes d'orthographe ne sont pas rares ! ». Et pourtant, ce n'est pas rédhibitoire... « En réalité, on peut dire que lorsqu'une lettre n'a pas une seule faute et qu'elle est bien rédigée, le candidat marque des points ».
La baisse du niveau en orthographe dépasse désormais largement le cadre de l'école. L'université, les grandes écoles mais aussi les entreprises sont concernées. Dans ces dernières, le constat est parfois affligeant : e-mails regorgeant de fautes d'orthographe, rapports émaillés d'imperfections. Au banc des accusés, il y a certes l'école, avec la très controversée méthode globale, mais aussi les nouveaux modes de communication, les courriers électroniques que l'on envoie rapidement, les SMS... Au point qu'un nombre croissant de cadres sont obligés de présenter, à leur supérieur, les courriers électroniques qu’ils rédigent avant de les transmettre. La perte de temps est considérable, un impact sur la productivité devenu préoccupant.
Les entreprises optent pour 2 solutions. La première est la remise à niveau en orthographe. Le Centre national d'enseignement à distance (Cned) note depuis un an une forte hausse des demandes de telles formations. Des entreprises comme Bouygues Télécom, la SNCF et certaines banques proposent à leurs salariés la possibilité de suivre des cours de français. L’autre solution passe par l’externalisation de la vérification orthographique et grammaticale . Les documents destinés à la publication, les courriers traditionnels et électroniques, sont confiés à des sociétés spécialisées dans la correction et reviennent, lavés de toute erreur, prêts à l’envoi. Une pratique qui, si elle ne résout pas le problème de la baisse de niveau, permet d’éviter les remarques désagréables de clients pointilleux. Certes, on ne se sépare pas d’un fournisseur pour cause de fautes de français, mais une entreprise peut être déstabilisée si l'on pointe ses erreurs récurrentes. Un nombre croissant d’entreprises telles que Benneteau et Leclerc ont choisi cette méthode jugée plus économique si l’on prend en considération le coût du temps passé par un cadre à corriger ses documents.
