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L’UPTIA demande une meilleure considération de son rôle

Dans certains procès épineux, la traduction joue un rôle prépondérant, que ce soit pour la compréhension du dossier ou pour éviter les ajournements incessants. L’affaire Bernard Wesphael illustre parfaitement cette situation. Le prévenu, accusé du meurtre de son épouse, devait être jugé en février 2015. Or le procès a été reporté en septembre. La raison en est que des pièces du dossier, comme le rapport d’autopsie, attendent toujours d’être traduites.

L’UPTIA, ou Union Professionnelle des traducteurs et interprètes assermentés appelés à intervenir dans les affaires pénales, s’exprime par le biais de son président, Emmanuel D’Hoore. Les membres ne gagnent que 0,27 € la ligne, contre 1,55 € pour leurs confrères allemands. De plus, ils ne reçoivent aucune rémunération pour la période de temps qui court entre le moment où ils achèvent une mission et celle où ils en débutent une nouvelle. Enfin, la rémunération reste la même quelle que soit la complexité du document à traduire et même lorsqu’ils sont obligés de travailler jusqu’à 22 heures.

L’UPTIA revendique un budget d’une soixantaine de millions d’euros, soit le triple de celui que le gouvernement belge leur accorde. Cette somme permettrait d’ajuster les tarifs en cours pour les traductions de dossiers pénaux. Un nombre suffisant de traducteurs et d’interprètes bien payés permettrait à la Belgique de se conformer à la directive européenne sur l’internationalisation des délits.