Quand traduction et religion ne font pas bon ménage
Accueil » Quand traduction et religion ne font pas bon ménageAu plus grand plaisir de certains journalistes, une erreur commise dans la traduction en allemand du livre d’entretien du Pape Benoît XVI, a été une occasion pour eux d’en rajouter encore plus sur les positions papales.
Le livre d’entretiens du Pape Benoît XVI, intitulé Lumière du monde, comporte une faute dans la traduction du livre. En effet, dans ce livre, le Pape déclare que lui ainsi que l’église pourraient accepter l’utilisation du préservatif surtout dans la prostitution afin de réduire le risque de propagation du VIH SIDA. Dans sa traduction en italien, le livre fait mention d’UNE prostituée alors que la version allemande parle d’UN prostitué. Néanmoins, que ce soit une traduction en allemand ou une traduction en Espagnol ou même une traduction en anglais, l’idée fondamentale des propos du Pape reste le même. L’idée c’est le fait de vouloir réduire la propagation de VIH dans le cas de la prostitution via les préservatifs. C’est sans conteste un grand effort et une digne d’une grande ouverture d’esprit du Saint-Siège, mais c’est bien au-dessous de ce que l’on attend d’un représentant d’église.
Une rectification assez tardive pour une traduction professionnelle
Quoi qu'il en soit, le Vatican affirme que cette erreur de traduction professionnelle sera rectifiée dans les autres éditions du livre à venir. Selon le souverain pontife : « Ce n'est pas une solution réelle, ou morale, mais dans certains cas, et dans le but de réduire le risque d'infection (du SIDA, ndr), il peut être un premier pas vers une voie plus humaine d'aborder la sexualité ». D’après le vaticaniste Luigi Accattoli qui a fait la présentation de l’ouvrage à la presse : « Tout indique que le pape souhaitait sortir de la casuistique habituelle : le couple marié avec un des partenaires infectés, un sujet qui ne peut pas ou ne veut pas éviter des relations multiples, une prostituée qui peut contaminer ses clients.
