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Vers l’hégémonie du franglais

La semaine officielle de la langue française s’est achevée le 20 mars dernier. À cette occasion, le journal Le Parisien a collaboré avec Médiaprism, un groupe de communication, pour réaliser une étude portant sur l’utilisation des anglicismes dans la langue française. Il en est ressorti que 90% des Français ont carrément adopté ces mots qui viennent d’ailleurs.

Pour le journal, ces anglicismes sont devenus des incontournables. Dans le cadre de cette étude, le professeur Jean Maillet, expert en langue française, précise que si auparavant les anglicismes ne représentaient que 10% des mots couramment utilisés, ce pourcentage va crescendo à un rythme effréné. Cette augmentation est essentiellement due à la croissance technologique, secteur où les mots anglais sont monnaie courante. Dans certains cas, ils ne sont pas gardés tels quels, ils sont francisés. La pratique la plus courante consiste à y ajouter un « –er » pour donner des forwarder et autres liker et skyper.

Dans le monde professionnel, les deadlines et burn-out ont intégré le vocabulaire courant. Et ces deux mots ne sont qu’une petite partie de ceux qui, selon le Figaro, mériteraient d’être éradiqués du vocabulaire français. Ainsi, le quotidien considère que « en coulisses » n’a aucune raison d’être traduit par « backstage », « vérifier » est un mot bien français qui signifie exactement la même chose que « checker ». Entre « flyer » et « prospectus », il n’y a pas de différence, si ce n’est que l’un est un mot anglais, l’autre français. Et le journal ne manque pas de relever que le « stand by » signifie en anglais « se tenir à côté » et que donc mettre quelque chose en « stand by » n’a pas forcément le sens qu’on lui prête.

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