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La langue française, un autre critère de discrimination selon la théorie de la glottophobie

Glottophie, c’est ce concept que développe Philippe Blanchet, professeur de sociolinguistique à l’université de Rennes 2 dans son ouvrage. Il définit la glottophobie comme étant une forme de discrimination qui tire sa source de la langue. Pour lui, le concept découle du postulat même de la Constitution française en son article 2, qui stipule que « la langue de la République est le français ». Il est donc fait exclusion de toutes les langues régionales et locales contrairement à ce qui se passe dans de nombreux pays du monde.

Pour illustrer ses dires, le professeur Blanchet prend deux exemples. L’un relate le cas d’un nouvel élève qui se présente comme étant Ahmed avec un H bien marqué. Son professeur l’a aussitôt rebaptisé Amed, car dans la langue française, le h est muet. L’auteur explique ensuite que les étrangers qui veulent rejoindre leur conjoint français ne peuvent le faire que s’ils justifient une bonne maîtrise de la langue de Molière.

Un autre fait, qui ne fait pas partie des deux cas cités par Philippe Blanchet, en dit plus sur la glottophobie dans une autre sphère. Jean-Guy Talamoni, lors de son investiture en tant que président de l’Assemblée territoriale de Corse, s’est exprimé en corse, ce qu’a réprouvé Manuel Valls. Ce fait vient appuyer le fait que la France tient à son monolinguisme, partie intégrante de l’histoire de la République.

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